Non, je ne me suis pas transformé en Nicolas Bordas pendant la nuit. J’espère qu’il ne me tiendra pas rigueur, pour une fois, de lui emprunter sa formulation, mais elle exprime des rêves, et c’est un rêve que je veux partager ici.
Comme beaucoup d’entre vous, j’ai suivi les révolutions Tunisienne puis Egyptienne via les réseaux sociaux, et en particulier Twitter (mais aussi le live d’Al Jazeera ou du Monde). Comme beaucoup d’entre vous, je me suis enthousiasmé pour le courage de ceux qui osaient descendre dans la rue pour y essuyer des tirs à balles réelles, des coups de matraques ou des lapidations, confortablement installé dans mon canapé.
Par mes retweets, j’espérais montrer mon soutien à ce monde Arabe qui a décidé de se prendre en main pour écrire son histoire, pour inventer le monde que souhaite le peuple, et pas celui de quelques dictateurs décadents. Mais ma participation a été bien futile, de même que celle de millions d’autres utilisateurs de Twitter ou de Facebook.
Je ne crois pas une seule seconde que les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur au cours de ces évènements. Peut-être ont-ils permis de donner un peu de courage aux vrais héros de ces révolutions, en leur permettant de constater qu’ils avaient le soutien de la planète entière, qu’ils incarnaient le monde de demain. Ou simplement les ont-ils aidés à faire circuler plus vite et mieux des informations.
En revanche, je crois que maintenant, devant la tâche qui s’annonce, les réseaux peuvent jouer un rôle majeur.